Il faudra pratiquement cent (100) ans pour que du libéralisme quelque eu sauvage de la période postrévolutionnaire de 1789, on en revienne à l’unification du corps sur la base d’une communauté de titre : doctorat.
Le premier temps de ce processus aboutira par la loi du 19 Ventôse, an XI (10 mars 1803) au rétablissement d’une définition de l’exercice légal de la Médecine selon un critère à partir du titre.
Ce critère reste, pour pouvoir exercer, encore relativement souple, puisque pour pouvoir exercer, les praticiens doivent détenir le doctorat de médecine ou encore un brevet d’officier de santé.
Ainsi aux longues années couronnées par la thèse qui implique le doctorat s’opposent les études plus courtes ou moins académiques suivies par les officiers de santé.
Une loi de 1889 supprime tout intérêt à l’officialat dans la mesure où elle impose un service militaire de trois ans à tous ceux qui s’engagent dans cette filière, alors que les docteurs peuvent aisément n’effectuer qu’une année sous le drapeau.
En 1941, le Gouvernement de Vichy crée l’Ordre des Médecins. Dissout à la Libération, l’Ordre est réorganisé sous la 4ème République par l’ordonnance du 24 septembre 1947 qui précise :
L’exercice et l’organisation des professions de médecins, chirurgiens, dentistes et sages-femmes. Les attributions de l’Ordre dont l’édition du code de déontologie médicale français date du 27 juin 1947.
Des adaptations en fonction de l’évolution de la science, de la mentalité et de la culture et du temps seront à la base des différents codes de déontologies français de 1955, 1975 et de 1995.